to be alone with you

to be alone with you
je suis toujours en pyjama, j'écoute now that I know de Devendra Banhart, je voudrais avoir mon appareil photo pour photographier les ouvriers sur le toit d'en face, avec les oiseaux derrière. là c'est Taylor et ça me fait sourire, soleil, etc. je crois que les ouvriers me voient. ça me fait penser à quand je suis chez mon père, que je danse et chante de façon libérée derrière la grande fenêtre. // j'en ai marre de cette peau ravagée (entre autres). changez-la moi. mes cheveux aussi, et tous ces noeuds. et ma gueule de façon générale. et mon corps aussi. AH. voilà alors dans le style journée "ne rien faire de toute la journée sauf manger", j'ai visé assez haut. d'ailleurs j'ai grossi à vu d'oeil en même pas 24h. enfin voilà, tout ça pour dire que ça faisait longtemps que je m'étais pas ennuyé comme ça. je l'ai cherché à vrai dire, ça fait du bien. mais bon pas trop non plus alors ce soir je bougerai un peu. OK, OK. // MANQUE. // ces derniers jours, la vie se constitue à partir de CRIS, beaucoup de cris. sur un quai de métro, à déclamer, déclamer, déclamer ou simplement dans la rue. elle prend du recul, dit "mais.. on est débiles" et s'écroule de rire. ça fait un bien fou. les gens se retournent. // aujourd'hui j'ai croisé un clochard anglais. "hi darling. do you speak english?" (..) "I need a cigarette. can you help me?" je la lui donne, je me rends compte que ses mains sont noires tellement elles sont sales puis je regarde un peu plus son visage, je vois qu'il est mh, gris. en échange, il m'offre une canette de bière 50cl. je l'ai acceptée, elle est dans mon frigo, j'étais contente (qu'il m'offre quelque chose), il avait l'air content (de m'offrir quelque chose). puis le tram est arrivé, il y a eu du bruit, et je croyais qu'il me parlait de "light" puis j'ai cru comprendre "are you alive?". j'imagine que je ne saurai jamais. // l'autre jour, je me suis rendue compte: 1) d'une chose dont j'ai envie mais dont j'ai peur. 2) d'une chose dont je n'ai pas peur mais dont je n'ai pas envie. à nuancer. // je viens de rentrer chez moi, je souris parce que je lis des trucs, puis parce que j'ai redécouvert les joies du lecteur mp3 sur les chemins (même s'il meurt toutes les 5 minutes). alors je chantais naïvement she moves in her own way dans la rue (la chanson qu'on avait oubliée mais ça fait un petit peu plaisir qu'elle revienne) lorsque j'ai découvert qu'allait ouvrir à côté de chez moi un deli traiteur = bonheur = acheter des muffins chocolat fondant et des bouteilles de jus d'orange frais oh oui. donc j'ai fait une tête d'ébahie heureuse en voyant ça et deux gars derrière une vitre m'ont vue.. AAAH ça m'avait manqué de raconter (sur un blog) les anecdotes inintéressantes de ma vie. tant qu'on y est: hier, je buvais un café dans lequel j'ai du mettre du sucre. seulement j'ai versé le contenu ET le contenant dans la tasse. un gars m'a vue, style "oh la pauvre fille, qu'elle est bête" et comme je l'ai regardé, sa béquille est tombée (on dira que c'est pour ça), c'était ma petite vengeance. PUIS, il m'a offert son spéculoos. alors, j'ai naïvement (toujours) pensé que chaque jour maintenant, un inconnu allait m'offrir quelque chose. cadeaux en série. or aujourd'hui, ce n'était pas le cas (la journée n'est pas finie mais je suis chez moi). VOILÀ.

# Posté le samedi 21 février 2009 07:58

Modifié le samedi 28 février 2009 18:57

l'heure du thé

l'heure du thé

# Posté le vendredi 20 février 2009 11:02

-l'inquiétante étrangeté

hier on était dans une voiture avec trois kazakhs. ils parlaient russe. ambiance "lola c'est lolita quoi.. tu corresponds à la réputation?". long before hijacking planes. c'est étrange car cette nuit j'ai rêvé que j'étais en australie: sur un petit bateau (ou plutôt.. une barque, un canot), perdue dans une énorme tempête, avec de grandes vagues, un ciel très impressionnant je crois, c'était très grand en tout cas. j'essayais de faire des photos de ça mais j'y arrivais pas. là j'apprends qu'il y a des incendies en australie. je me sens oppressée par l'ambiance du dimanche soir d'hiver. avant je savais reconnaître qui descendait ou montait les escaliers. maintenant mon frère a grandi, je reconnais plus très bien, sauf s'il court. après les kazhaks d'origine tchétchène ou coréenne ("le kazakhstan c'est un peu comme les états-unis, c'est une terre d'accueil"), j'ai bu un chocolat chaud dans le bar d'une gare perdue qui passait de la musique flamande. ensuite j'ai pris le dernier train. j'ai remarqué que pas mal de gens avaient mal à la tête ce week-end. il nous faut un arrêt du froid assez immédiat. l'autre nuit j'ai eu ma première hallucination, tournerais-je folle? j'ai crié, croyant qu'un mec m'attaquait dans mon lit. j'ai allumé la lumière, il n'y avait personne.. / hier soir, c'était bizarre, c'était marcher la nuit en pleurant encore un peu, effleurer les sentiments d'une fille de six ans à qui on demande d'inverser les rôles. s'arrêter sans réelle raison, un animal perdu dans les phares des voitures. revenir, la retrouver, faire comme si c'était normal, en sachant très bien que non, avoir peur pour soi. / mais hier la journée, c'était plutôt.. rigolo. crier sur les bancs, faire croire qu'on se dispute, trouver un mouchoir car je saigne du doigt, suivre, prendre des accents...

laurence - dit :
il s'est rien pasé de spécial en mon absence?
fifty-nine dit :
le ciel
fifty-nine dit :
le ciel!
fifty-nine dit :
il nous est tombé sur la tête
laurence - dit :
oh mon dieu! nous avons donc tous la tete dans les nuages !
fifty-nine dit :
voilà! c'est ça! ne t'étais-tu donc rendue compte de rien?
laurence - dit :
c'est toujours assez flou dans ma tete
laurence - dit :
je ne suis plus à un voile pres


je me rappelle la fille perdue à Berkeley, celle qui marchait en direction inverse, le sachant au fond un petit peu, mais qui continuait. aujourd'hui aussi, à vrai dire. chanter sur un chauffage pas allumé ou être des plaques tournantes ("tiens, un dvd de sadam hussein") ("c'est toi qui as la clé USB?"). laissez(oui, vous, je sais pas qui?)-moi en rire, je vous en prie. / Alors que certains partaient au Congo, d'autres à New-York et que mon envie de voyager se faisait de plus en plus forte, j'ai cru à mon dépérissement en Belgique. Heureusement, un message inattendu et le lendemain, je suis à Paris.

magique. cette séance de cinéma était magique

# Posté le dimanche 08 février 2009 09:47

Modifié le jeudi 26 février 2009 17:35

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marcher en cadence, un bras sur mon épaule, y penser quand ça ne va pas, se rendre compte que c'est de plus en plus rare que ça n'aille pas..
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# Posté le dimanche 08 février 2009 08:43

Modifié le dimanche 08 février 2009 11:32

young folks,

allez, allez, on s'en va ..

# Posté le vendredi 14 mars 2008 13:21